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    « Vous avez vu ça Lucette ? Je flotte !

     

    « Ah ben ça Ginette, ça n’a rien d’étonnant.

     

    « Comment ça ? Je vous ai dit que je savais pas nager !

     

    « Oui Ginette, mais coté flottaison, vous êtes bien équipée.

     

    « Qu’est ce à dire ?

     

    « Ben,  eueueuh, … vous avez vos bouées tiens.

     

    « Comment ça mes bouées ? J’en ai qu’une !

     

    « Oui Ginette, mais c’est pas votre petit canard tout seul qui vous permet de rester à la surface.

     

    « Ah bon ? Et alors, comment se fait-ce ?

     

    « Ben je dirais que eueueuh, comment dire, … en plus de vos flotteurs naturels, vous avez une surface et un volume qui permet au principe d’Archimède de vous maintenir à la surface de l’eau, surtout quand elle est salée.

     

    « Qu’est ce que c’est que ce charabia ? Qui c’est cet Archie Maide  dont au sujet duquel vous causez ?

     

    « Archimède en un seul mot Ginette. Archi,…

     

    « En un seul mot ou en deux, racontez moi ça bougre de Lucette phasmatique !

     

    « Je disais donc, qu’Archimède était une sorte de vieux physicien grec qui découvrit un jour en prenant son bain, un principe qui fait qu’on peut flotter dans l’eau.

     

    « C’est quoi encore ce charabia Lucette. Quittez vos grands airs d’ancienne institutrice, et narrez moi ça de façon claire si possible !

     

    « Et bien c’est simple Ginette, le principe d’Archimède dit que tout corps plongé dans un liquide reçoit une poussée, …

     

    « Rien du tout Lucette, il reçoit rien du tout ! Tout le monde sait que tout ce qui est plongé dans un liquide se contente d’en ressortir mouillé ! Pas besoin de sortir de Polytechnique pour savoir ça !

     

    « Oui bien sûr Ginette, mais ça n’explique pas pourquoi vous flottez sur l’eau.

     

    « Ah ? … Hmmm ! Effectivement Lucette, vous avez raison. Alors quoi ?

     

    « Vous le sauriez déjà si vous ne m’interrompiez pas tout le temps !

     

    « Okay Lucette, racontez votre salade, je suis tout ouïe, je me tais.

     

    « Aaaaah ! enfin les vacances !

     

    « LUCEEETTE !!!

     

    « Oui. Donc je disais que tout corps, y compris le vôtre Ginette, donc tout corps plongé dans un liquide, …

     

    « Vous voulez dire même dans le pinard ?

     

    « Oui Ginette, même dans le vin. Donc tout corps plongé dans un liquide reçoit une poussée verticale de bas en haut égale au poids du volume d’eau déplacé. Vous voyez ?

     

    « Trouble Lucette, je vois trouble.

     

    « C’est pourtant simple Ginette. Quand vous entrez dans l’eau, vous faites monter le niveau de la mer, et, …

     

    « Dites Lucette, vous éxagérez pas un peu là ? J’ai claqué le beignet à des gens qui m’avaient moins manqué de respect vous savez !

     

    « Ginette, ce n’est pas un manque de respect, c’est une réalité. Moi-même, quand je me plonge dans la mer, j’en fais monter le niveau.

     

    « Ouais, et  d’une façon ridicule ma pauvre Lucette.

     

    « Peu importe Ginette. N’empêche, en entrant dans l’eau, notre corps fait monter le niveau de l’eau, c'est-à-dire qu’on déplace un certain volume d’eau. Vous suivez ?

     

    « Pas à pas Lucette, mais n’allez pas ousque j’ai pas pied. Alors ?

     

    « Et bien alors Ginette, ce volume d’eau déplacé, il pèse un certain poids, d’accord ?

     

    « Si vous le dites.

     

    « Et bien ce poids correspond à une force qui a tendance à faire remonter  le corps qui a déplacé le volume d’eau. Voilà.

     

    « Ah ? Et alors ?

     

    « Ben alors c’est tout Ginette. Vous flottez.

     

    « Je peux oter ma bouée ?

     

    « En gros, c’est ça Ginette.

     

    « Luceeette, je ne suis pas grosse ! Un peu enveloppée peut-être, mais pas grosse !

     

    « Oui oui Ginette, mais ça vous permet de mieux flotter que moi.

     

    « Bah ! Pas étonnant quand on n’a que la peau et les os ! Ma pauvre Lucette, faites attention de ne pas vous noyer.

     

    « Ooooh ! Vous en faites pas pour moi, je sais nager.

     

    « N’empêche Lucette, faites gaffe quand même. A votre âge, on peut être atteinte de la  halle à Eric.

     

    « Eric ? Eric qui ?

     

    « Zeymour !! La maladie de la halle à Zeymour !

     

    « !!! … ??? … !!! … Ginette, vous m’étonnerez toujours !

     


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    « Dites Lucette, qu’est ce que vous faites ce soir ?

     

    « Ce soir ? Beeen rien, Pourquoi ?

     

    « Vous savez que Emil et Tsitsi y sont de sortie ce soir !

     

    « Oui Ginette, et alors ?

     

    « Et ben alors alors alors, nous autres, on pourrait, nous aussi, se faire une petite sortie. Qu’est ce que vous en dites ?

     

    « Beeen, eueueuh, je sais pas moi.

     

    « Alors vous allez pas tarder à savoir Lucette, j’ai une idée.

     

    « Hmmm ! Je crains le pire Ginette. C’est quoi cette idée ?

     

    « Et ben voilà : vous avez été jeune Lucette ?

     

    « Evidemment ! Quelle question !

     

    « Et ben je vous propose de retrouver votre jeunesse, ou, au moins, un semblant d’icelle.

     

    « Un semblant de quoi ?

     

    « D’icelle ! … De votre jeunesse quoi !

     

    « Aaaaaah ! Vous vous mettez à parler le vieux françois ?

     

    « Hein ? Parler le quoi ?

     

    « Ben le vieux françois Ginette, c’est, …

     

    « Le françois ? Vous voulez dire parler comme le beau-frère de Tsitsi ? Mais il est pas si vieux que ça !

     

    « Beeeen, pas tout à fait Ginette. Parler le vieux françois, ça veut dire : parler en vieux français, et comme on est dans le Languedoc, je me disais que vous parliez la langue d’Oc.

     

    « La langue d’Oc ? C’est quoi ça, une recette de langue de bœuf ?

     

    « Pas du tout Ginette, c’est un langage en vieux français ! Mais parlez moi plutôt de votre idée de ce soir.

     

    « Mon idée de ce soir ?

     

    « Ben oui Ginette ! Vous aviez pas une idée de sortie pour ce soir ?

     

    « Sortie ? … Aaaah oui ! Donc je disais, avant que d’être interrompue, que l’on pourrait retrouver notre jeunesse à nous Lucette.

     

    « Et ça consisterait en quoi au juste ?

     

    « Et ben voilà : Vous vous souvenez du Vroum-Vroum ?

     

    « Le quoi ?

     

    « Le «Vroum-Vroum Lucette» !

     

    « Le Vroum-Vroum ? Non Ginette. C’est quoi t’est-ce ?

     

    « M’enfin Lucette, vous avez été jeune non ?

     

    « Oui ! Mais, …

     

    « Et ben vous vous souvenez pas quand on allait au Vroum-Vroum pour danser ?

     

    « ??? Eueueuh ! ???

     

    « Le Vroum-Vroum nom de dieu !

     

    « Ah ne jurez pas Ginette !

     

    « Y a de quoi bon sang ! Vous étiez pas la dernière pour aller draguer au Vroum vroum ! Vous étiez plutôt chaudasse à l’époque.

     

    « Moi ? Jamais de la vie !!!

     

    « Mon œil ! Vous étiez pas la dernière pour siffler les viskys-oranges ! C’est après que vous êtes devenue curetoniste, vous aviez fait la connaissance d’un petit séminariste qui vous a convertie, et apparemment, il vous a fait perdre, non seulement la tête, mais aussi la mémoire !

     

    « M’en rappelle pas !

     

    « Normal Lucette, c’est votre côté jésuite. En tout cas, quand on avait 16, 18 ans, vous étiez avec nous au Vroum-Vroum, ça je vous le garantis.

     

    « Si vous le dites.

     

    « Je fais pas que le dire Lucette, je l’affirme ! Bref, pour ce qui est de ce soir, je vous propose de retrouver ces moments, oubliés pour vous, mais encore vivaces pour moi, car dans le coin, ici même, il y a , … tenez vous bien !

     

    « Oui ! Je me tiens Ginette.

     

    « Tenez vous mieux ! Il y a dans le coin, une boîte de nuit qui s’appelle : le Vroum-Vroum ! … Alors c’est pas le pied ça ?

     

    « Bof ! Si on veut.

     

    « C’est tout ? Mais enfin Lucette, ça va vous rappeler quelque chose ! Vous allez retrouver la mémoire ! Et qui sait, peut-être un petit séminariste, allez savoir !

     

    « Vous croyez ?

     

    « Je crois pas Lulu, c’est sûr !!! Alors ?

     

    « Alors banco Ginette ! . Je mets mes plus beaux atours et on y va !

     

    « Habillez vous simplement, ça suffira Lucette.

     

    « J’y vais !

     

     

    « Alors vous êtes prète ?

     

    « Me voilà ! Vous me trouvez comment ?

     

    « Je vous trouve comment ? … Ben, je dirais, … par hasard, c’est ça, je vous trouve par hasard. Allez on y va, et tant pis si on ne passe pas inaperçues.

     

    « Vous voulez dire tant mieux Ginette. Vous m’avez promis un petit séminariste !

     

    « Ouais ! Mais rêvez pas quand même ! Allez, grimpez dans la rosalie ! … En route !

     

     

    « Bonsoir monsieur ! C’est combien l’entrée ?

     

    « Pour vous Madame, ce sera 20 euros, mais pour la petite demoiselle là, c’est gratuit.

     

    « La petite demoiselle ? Quelle petite demoiselle ?

     

    « Et bien votre fille là Madame.

     

    « Dites donc espèce de malotru, la demoiselle ici c’est moi ! La petite demoiselle, comme vous dites, c’est pas une libellule, c’est un phasme qui s’appelle Lucette, et en plus, c’est pas ma fille !  Alors c’est combien pour les deux ?

     

    « Mille excuses Mademoiselle. …Pour les deux, ce sera 30 euros.

     

    « Mais vous avez dit que c’était gratuit pour les demoiselles !

     

    « Pour les demoiselles, oui ! Mais pour les bestioles c’est 30 euros !

     

    « Vous éxagérez pas un tantinet pépère ?

     

    « Si vous le prenez sur ce ton, vous n’entrerez pas !

     

    « Ginette ! Je paye ma place et puis c’est tout !

     

    « Non non non Lucette, c’est moi qui invite. Si vous voulez vous paierez les boissons.

     

    « Ah alors si vous consommez, c’est 30 euros pour les demoiselles et gratuit pour les bestioles. Ça vous fera donc 60 euros tout compris.

     

    « Lucette, ça fait 30 euros chacune.

     

    « Je vous invite Ginette, j’ai hâte de voir mon séminariste. Allez on entre !

     

     

    « Pfouou ! Y fait chaud là-dedans Lucette.

     

    « Non non, ça va Ginette. Où est ce qu’on se met ?

     

    « On va aller au bar, on verra bien.

     

    « Dites Ginette, y a pas de musique ?

     

    « On va se renseigner Lucette, y a un barman. … Pardon Monsieur !

     

    « Oui, pour les petites dames ce sera quoi ?

     

    « Eueueuh ! … 2 viskis-oranges, ça nous rappellera notre jeunesse. Hein Lucette ?

     

    « Beeen ! … Si vous voulez Ginette.

     

    « Ah mais regardez là-bas, y a un orchestre ! Chouette ! On va danser le jerk !

     

    « Le djerk ?

     

    « Ouais Lucette, vous vous rappelez bien ?

     

    « Eueueuh, … non !

     

    « Voilà pour les petites dames, 2 whiskies orange ! Ça vous fera 60 euros.

     

    « Mais on a déjà payé à l’entrée !!!

     

    « A l’entrée ? Ça m’étonnerait, ce soir, c’est entrée gratuite, c’est juste les boissons qui sont obligatoires et payantes.

     

    « Mais je vous assure, à l’entrée, …

     

    « Vous vous êtes faites arnaquer. C’est 60 euros !

     

    « Non mais dites donc, dites tout de suite que, …

     

    « Arrêtez Ginette, c’est pas grave, je vais payer. Combien vous dois-je Monsieur ?

     

    « 60 euros petite Madame, ça n’a pas augmenté.

     

    « Voilà ! … Ginette, venez, on va s’asseoir là-bas.

     

    « Quand même Lucette, c’est un peu fort de café.

     

    « Faites attention Ginette. Si vous faites un esclandre, on va se faire , … eueueuh, comment ils disent déjà ? Ah  oui, on va se faire vider !

     

    « Grbml ! grbml ! Quand même !

     

    « Tiens regardez là ! il y a un prospectus. C’est une publicité à propos de l’orchestre.

     

    « Faites voir ! Ah c’est un orchestre de jazz Lucette, ce soir c’est un concert. Chouette !

     

    « On va quand même danser Ginette ?

     

    « Non Lucette, c’est un concert, on écoute. Vous allez voir, c’est chouette.

     

    « Mais alors Ginette, j’ai aucune chance ?

     

    « Hein ? Mais si Lucette, vous allez découvrir de la belle musique.

     

    « On va danser alors ?

     

    « Non vous dis-je !! Le jazz, ça s’écoute !

     

    « Ah ben alors j’ai pas de chance moi !

     

    « Pas de chance pas de chance ! Pourquoi pas de chance satanée phasme ?

     

    « Ben si on danse pas, j’ai aucune chance de rencontrer un beau séminariste comme dans le Vroum-Vroum de notre jeunesse.

     

    « Raaaah ! Cessez de pleurnicher !

     

    « D’abord, il était où ce Vroum-Vroum où j’ai rencontré ce beau séminariste ? Hein Ginette ?

     

    « A Limoges Lucette !

     

    « A Limoges ? Vous êtes sûre ?

     

    « Absolument Lucette, je suis formelle, c’était en 1968 à Limoges.

     

    « Tiens ! C’est bizarre ça Ginette.

     

    « Qu’est-ce qu’il y a de bizarre ? En 1968, à Limoges, il y avait un Vroum-Vroum ! Emil vous le confirmera Lucette !

     

    « C’est possible Ginette, je ne conteste pas qu’il y ait eu un Vroum-Vroum à Limoges en 1968, mais nous autres, je crains bien que nous n’ayons jamais mis les pieds à Limoges, et, du coup, encore moins au Vroum-Vroum !

     

    « Quoi ?

     

    « Oui oui Ginette !

     

    « Hmmmm ! … Maintenant que vous le dites,… ça se pourrait bien. … Et ben, nous avons raté Lucette.

     

    « Mais alors mon beau séminariste ?

     

    « Chut Lucette ! Voilà «Jazzinades».

     

    « C’est quoi ?

     

    « C’est l’orchestre bougre de courge ! ALLEZ SILENCE !!!!

     


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    « Lucette, vous venez ?

     

    « Où ça ?

     

    « Ben à la plage pardi ! Il fait beau et chaud, faut en profiter parce que le beau temps cette année, il se fait rare.

     

    « Non Ginette, j’irai pas à la plage !!

     

    « Pourquoi ? Qu’est ce que c’est que cette lubie ? Vous allez pas me dire que c’est à cause de ma bouée quand même !

     

    « C’est vrai que votre bouée est encombrante, mais c’est pas à cause d’elle.

     

    « Alors c’est quoi ?

     

    « Ben Ginette, vous êtes pas au courant ?

     

    « Au courant de quoi.

     

    « Au courant de quoi, m’enfin Ginette, vous ne lisez pas le blog d’Emil ?

     

    « Le blog d’Emil ? Qu’est ce qu’il a le blog d’Emil ? Il est en vacances Emil ! Alors ?

     

    « En vacances peut-être, mais des fois, il écrit sur son blog, et justement, hier, il a écrit, …

     

    « Il a écrit, et alors, c’est quand même pas parce qu’Emil il a écrit nos histoires de vacances que vous voulez plus aller à la plage ! Vos accoutrements de bain ne vous ont pas rebutée que je sache !

     

    « Non non Ginette, c’est pas ça, c’est, …

     

    « C’est quoi alors ?

     

    « Ben Ginette, c’est à cause du requin.

     

    « A cause du quoi ?

     

    « Du requin Ginette, du re…quin !!

     

    « Du requin ? … Quel requin ? Qu’est ce que c’est que cette histoire ?

     

    « C’est pas une histoire Ginette, moi aussi, je l’ai entendue à la radio, c’est une information.

     

    « Qu’est ce que vous me chantez là Lucette ? C’est quoi cette pseudo information radiophonique dont au sujet de laquelle vous me parlez et qui vous empêcherait de vous baigner hmmmm ??

     

    « Ben j’arrête pas de vous le dire Ginette : c’est le REQUIN !!!!

     

    « Mais enfin, bon sang de bois Lucette ! Vous allez la cracher votre valda que j’y comprenne quelque chose ? Oui ou non !!!!

     

    « Et bien figurez vous Ginette, qu’un requin aurait percuté un nageur ! Vous vous rendez compte ?

     

    « Ah ? …

     

    « Comment ça, ah ? C’est tout ce que ça vous fait à vous ?

     

    « Ben oui, et alors Lucette !

     

    « M’enfin Ginette, un requin a percuté un nageur !!!

     

    « Et alors ? Ils ont fait un constat ? Il y a des dégâts ? L’assurance du requin a été prévenue ? Qui a tort dans cette affaire ? Lucette, vous êtes de la police ?

     

    « MAIS GINEEETTE ! IL S’AGIT D’UN REQUIN !!! PEUT-ÊTRE UN REQUIN-MARTEAU !!!

     

    « C’est sûr que pour percuter un nageur, faut être marteau. Mais y a pas de quoi fouetter un chat Lucette.

     

    « GINETTE, y s’agit pas d’un poisson-chat, mais d’un requin !!! C’est dangereux !

     

    « Poh poh poh ! Faut rien exagérer Lucette. Je sais bien que les accidents de la circulation sont nombreux, mais des coups de marteau donnés par des requins, ça doit pas courir les plages.

     

    « Mais Ginette, ça s’est passé en France !

     

    « Ah ! Et où ça en France ?

     

    « Eueueuh ! … En Bretagne je crois.

     

    « Et ben on craint rien, là, on est au bord de la Méditerranée, ça serait vraiment pas de bol que votre marteau de requin y vous trouve ici. Croyez moi Lucette, vous risquez moins d’accident sur la plage que dans une Rosalie dont vous tiendriez le volant. Allez en route mauvaise troupe !!!

     

    « Non je veux pas !!!

     

    « Et bien restez ! … Moi j’y vais ! … ATTENTION REQUINS, MARTEAUX, POISSONS-CHATS,GRENOUILLES ET AUTRES BESTIOLES, J’ARRIIIIIIIVE !!!

     


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  • Nouvelle de Bretane :


    Un nageur percuté par un requin !!! …  Ça ne s’invente pas.

     


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    « Et ben voilà ! On a eu du mal, mais on y est arrivé quand même. Alors comment vous vous trouvez Lucette ?

     

    « Ben je sais pas Ginette, je me cherche.

     

    « Ben vous êtes là dans le miroir !

     

    « C’est un miroir ça ?

     

    « Evidemment bougre de phasme, vous me voyez pas ?

     

    « Vous Ginette, si ! Mais c’est qui qu’est avec vous ?

     

    « Vous !

     

    « Vous qui ?

     

    « Ben vous Lucette, c’est vous qu’êtes à côté de moi là dans le miroir.

     

    « Moi ?

     

    « Oui  vous, le phasme Potinvillois, Lucette Gaucher, la seule, l’unique celle qui vote à gauche et qui le regrettera un jour.

     

    « Mais quèsque vous racontez Ginette ? Je suis pas sur la photo là !

     

    « Dites, ça va bien vous ? Ou vous le faites exprès ! 

     

    « Ginette, je me sens pas bien ! A part vous, je reconnais personne ! Je suis pas sur la photo !

     

    « M’enfin Lucette, c’est pas une photo, c’est un miroir ! … Levez un bras pour voir !

     

    « Voilà.

     

    « Alors ? Hein, c’est t’y pas vous ça ?

     

    « Non Ginette. On dirait plutôt un singe qu’imiterait, … je sais pas qui.

     

    « Alors ça, c’est pas faux. Vous êtes pas loin de recouvrer vos esprits, sauf qu’on dirait une gueunon.

     

    « C’est pas moi ça Ginette ?

     

    « Si si Lulu, ça c’est vous ! C’est t’y pas mieux comme ça ?

     

    « Mais quèsque vous m’avez fait faire ?

     

    « Un relooking Lucette, un relooking. Et moi, je trouve que c’est plutôt une réussite.

     

    « Une réussite ? Vous trouvez vous ? Si ça c’est moi, et ben c’est pas moi !

     

    « Faudrait voir à voir Lucette. C’est vous ou c’est pas vous ! Moi je vous dis que c’est vous et que ça vous va mieux. Vous verrez, on s’habitue.

     

    « Mais moi, je m’habituerai pas Gineeette !!!

     

    « Pourtant, ça vous change en bien. Pasque je vous signale que y avait des gens qui voulaient vous engager comme épouvantail à piafs dans un verger, à tel point que si ça se trouve, le directeur du cirque Pinder, y vous aurait pas engagée tellement il aurait craint que vous fassiez peur aux enfants. Finalement, j’ai fait œuvre de salubrité publique.

     

    « Rooooooh ! Là vous exagérez !

     

    « A peine Lucette, à peine. Regardez vous ! Tournez pour voir. … Alors, ça a de la gueule hein ?

     

    « Bof ! … Je préférais avant.

     

    « Avant avant avant ! Vous aviez l’air d’une petite vieille bariolée qu’aurait voulu paraître «djeun’s», comme y disent les jeunes. Et moi, maintenant, je vous ai donné cinquante ans de moins. Elle est pas belle la vie ?

     

    « Je sais pas.

     

    « Pour vous la vie va commencer, comme a  dit Johnny !

     

    « Johnny ? Johnny qui !

     

    « Johnny Halliday.

     

    « Et ben il a eu une drôle d’idée si vous voulez m’en croire.

     

    « N’empêche, moi je vous trouve top dans cette tenue, et si j’avais été gay, … hmmmmm ! Je sais pas !

     

    « Gaie ou pas gaie, toute façon Ginette, vous, vous êtes pas triste. … Mais c’est quoi cette tenue là ?

     

    « Une petite fille modèle Lucette, vous allez faire des jalouses.

     

    « Hmmmmmf ! Si on veut.

     

    « Je veux mon neveu ! Avec votre corsage blanc, votre jupe plissée bleu-marine et vos socquettes blanches, vous allez avoir un succès fou auprès de la population masculine de Potinville. Y a juste les chaussures qui clochent.

     

    « Pourquoi ?

     

    « J’ai rien trouvé. Je voulais des talons aiguilles, mais y avait pas votre pointure, ça vous aurait fait des pattes de Minnie.

     

    « Des pattes de quoi ?

     

    « De Minnie Lucette, la donzelle à Mickey. Vous auriez eu des péniches. Alors, j’ai été obligée de garder vos méduses, ça craint un peu.

     

    « Mais qu’est ce que vous avez fait là Ginette ?

     

    « Aaaah là ! Et ben ça, c’est le clou de ma réussite Lucette. Je vous ai trouvé un wonderbra bien renforcé. Entre parenthèses, on a eu du mal à trouver quèque chose qui vous aille, mais avec des nœuds judicieusement placés, ça a été. J’y ai fait ajouter de la ouate, et on a roulé vos petits tétons dedans, et voilà le travail ! C’est t’y pas beau ?  … Ah on peut dire que vous aller faire des ravages Lucette !

     

    « Vous y pensez pas Ginette ? Je vais quand même pas aller chanter la messe dans cette tenue là !

     

    « C’est une tenue tout à fait correcte, même pour une grenouille de bénitier. Je vois pas le problème Lucette.

     

    « Mais enfin Ginette, j’ai, … j’ai , … eueueuh, …

     

    « Quoi ?

     

    « Bêêê ! Une poitrine, … arrogante Ginette !

     

    « Non Lucette, vous avez une poitrine tout court ! Et finalement, ça vous va bien, vous faites plus pitié.

     

    « Maiaiaiais, je veux pas faire envie Ginette !

     

    « Allez allez, ne bêlez pas comme ça, et profitez de la vie. Hop ! On va faire du lèche-vitrines pour voir l’effet que vous allez produire sur les hommes. En route  Lucette…

     

    « Toute façon, j’irai pas à la messe comme ça !

     

    « Cessez de ronchonner et venez !

     


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