• Cons's Story : Chapitre 60 !

     

     

     

    CHAPITRE 60 :

     

          Nous retrouvons la planète lors de l’année 1942. A ce moment là, il va se passer des choses qui vont entraîner un tournant dans le sort de la guerre.

     

          Tout d’abord, loin, très loin d’ici, dans l’océan  pacifique, le 21 juin 1942, va se dérouler au large de l’île de Midway, une bataille aéronavale qui va sonner le début de la fin de l’expansion japonaise. Ce jour là, ce fut le coup d’arrêt de l’avance japonaise dans le Pacifique. …Puis de Août 42 jusqu’à février 43, se déroula la bataille de Guadalcanal, bataille âpre, qui vit les Américains faire échec à l’empire japonais, et finalement, la puissance industrielle américaine aura raison de l’impérialisme nippon dans cette région. Et la reconquête des îles va commencer.

     

          Pendant ce temps, en Europe, l’opération «Barbarossa», lancée par le führer contre l’URSS va tourner au vinaigre. Après avoir échoué devant Moscou, les troupes allemandes se trouvent bloquées devant Stalingrad dans le sud de la Russie. Et la bataille qui s’engage fin septembre 42, un véritable combat de rues, va durer jusqu’au 3 février 1943 : ce jour là, un corps entier de l’armée allemande va se rendre et le général von Paulus est fait prisonnier. C’est la première grande défaite du Reich, et une claque pour Hitler.

     

    1 million d’hommes périt au cours de cette bataille. Le chroniqueur Delfeil de Ton décrivit cette bataille ainsi : « La bataille de Stalingrad opposa 1 million d’Allemands dont 90% n’étaient pas nazis à 1 million de Russes dont 90% n’étaient pas communistes ».

     

          En Afrique, la seconde bataille de El Alamein, fin septembre début octobre, va voir la première défaite des forces de l’Axe. Les troupes Australo-Britanniques du général Bernard Montgommery, (pas encore maréchal ??) vont vaincre les troupes Germano-Italiennes. Rommel dût se replier avec pratiquement plus rien de l’Afrika-Korps, et les Italiens furent fait prisonniers : la bataille du désert tourne en faveur des alliés.  Et en novembre, les Anglo-Américains débarquent en Afrique du nord, ce qui a pour conséquence, en France, de voir les Allemands franchir la ligne de démarcation et occuper tout le pays. Malgré tout, l’étau commence à se resserrer autour des forces dites : «axiales».  En Afrique du nord, les forces de l’axe sont prise entre les Anglais à l’est et les Franco-Américains à l’ouest.

     

          En 1943, l’armée rouge commence la reconquête de l’Europe.  Et dans les environs de Kursk a lieu ce qui reste encore aujourd’hui, comme la plus grande bataille de chars de l’histoire. A ce moment, les soviétiques ne cessent de demander l’ouverture d’un front à l’ouest. Et finalement, les Alliés débarquent en Sicile au cours de l’été 1943. Dans la foulée, Benoît Mussolini est mis en minorité, et il est arrêté sur les ordres du roi Victor Emmanuel. Le maréchal Badoglio est nommé président du conseil italien. Il décide de traiter avec les alliés, mais «oncle Adolf» ne l’entend pas de cette oreille et il envoie des troupes pour s’opposer à l’avance alliée, et les paras de Skorzeny libèrent Benito Mussolini, lors d’un raid resté célèbre. La résistance allemande s’organise, et les alliés ont du mal à progresser en Italie. Ils seront longtemps stoppés au Monte Cassino.

     

          Du 28 novembre au 1 décembre 1943, a lieu la conférence de Téhéran entre Churchill, Roosevelt et Staline, au cours de laquelle fut décidée, notamment, l’ouverture d’un front en Normandie, et «accessoirement» les prémices de ce que sera l’Europe à l’issue de la guerre …!!

     

          Début 1944, l’opération «Overlord» est décidée. Il s’agit d’ouvrir un front à l’ouest de l’Europe, à la demande expresse des Russes qui supportent, alors, tout le poids de la guerre sur le vieux continent.

     

          Sous le commandement du général Eisenhower, à la réprobation du maréchal Montgommery, Monty pour les intimes, le débarquement est décidé pour le début mai. Mais des problèmes logistiques retardent l’opération qui est repoussée au début juin. La date est fixée pour le 5 juin, elle sera précédée par un parachutage massif de troupes dans la nuit du 4 au 5 juin. Le 4 juin, les troupes sont prêtes, les soldats sont embarqués sur les navires, mais la météo est défavorable. L’opération Overlord est repoussée de 24 heures à cause de la tempête, mais une accalmie de 2 jours est prévue pour les 6 et 7 juin. Rommel, qui est en charge de la défense allemande en Normandie, profite de la tempête pour partir en permission à Berlin. De toute façon, le haut commandement allemand attend un débarquement dans le Pas de Calais, et les divisions blindées sont cantonnées dans ce secteur. Le Feldmarschal von Rundstedt en est persuadé. … (Tant mieux !). …

     

          Finalement, l’ordre est donné, et dans la nuit du 5 au 6 juin, des troupes aéroportées sont larguées sur les côtes de Normandie, dans l’est du Cotentin et au sud de Caen. (Parachutages et planeurs).

     

          Et au matin du 6 juin, à 7 h 30, le major Pluskatt, dans son bunker, aperçoit une flotte de plusieurs centaines de navires dans ses jumelles !! Il n’a pas le temps de décrocher son téléphone que, déjà, le bombardement des navires alliés se déchaîne… ! Le jour le plus long vient de commencer. (D-day). Ce jour là, sur des plages nommées : Utah, Omaha, Juno, Gold et Sword, des centaines de milliers d’hommes de tous horizons, se lancent à l’assaut du mur de l’Atlantique érigé par l’organisation Todt pour protéger le IIIième Reich. L’opération va s’avérer ardue… et c’est peu de le dire !

     

          Tout ceci sera raconté dans le livre : le Jour le plus long d’où sera tiré le film de Cecil B. De Mil (surnommé : Cecil billet de mille) pour ce qui concerne le côté allié du débarquement, et le livre : «Sie kommen! », pour connaître le débarquement vu du côté allemand.

     

    NB. Pour connaître l’histoire chronologique des évènements de cette journée, vous pouvez revoir le film cité plus haut : Le jour le plus long (de C. B. de Mil). Et si vous voulez savoir ce qu’ont ressenti les G I’s, en débarquant à «Omaha Beach», je vous recommande la première partie du film de Stephen Spielberg : Il faut sauver le soldat Ryan !.Ce jour là, pour sauter des barges de débarquement dans l’eau, il fallait être pour le moins «shooté».

     

          A l’occasion de ce débarquement, les alliés réalisèrent une prouesse : ils firent traverser la Manche à l’équivalent de 2 ports artificiels. Ils en construisirent un à Saint Laurent sur mer et l’autre à Arromanches. (Celui de Saint Laurent fut détruit 3 jours plus tard par la tempête).

     

          Enfin, au soir du premier jour, les alliés avaient pris pieds sur le continent européen, et bien que les objectifs ne fussent pas atteints, l’ennemi ne réussit pas à les repousser, et la bataille de Normandie commença. Elle dura jusqu’au 21 Août 1944. C’est la percée d’Avranches qui permit de faire sauter le verrou allemand. Le Général Patton avec ses chars, s’engouffra dans la brèche et en peu de temps, il atteignit Nantes et Saint-Nazaire, puis il remonta vers Le Mans et encercla les Allemands et le 21 Août la route de Paris était ouverte. Normalement il n’était pas prévu de libérer Paris, mais les Américains prévenus du soulèvement de la capitale, décidèrent d’envoyer la 2ième division blindée du général Leclerc sur Paris qui fut libérée le 25 Août. Voir le film : Paris brûle-t-il ? (Il semble acquis aujourd’hui, que si le général von Choltitzt ne fit pas sauter Paris, c’est qu’il n’a pas pu exécuter les ordres d’Hitler. (Brrrrrrr !).

     

          Enfin, le général de Gaulle, qui avait débarqué quelques jours après le Jour J, à Courseulles-sur-mer, pût prononcer la fameuse phrase : « Paris brisée, Paris humiliée, Paris martyrisée, mais Paris libérée !! ». (Ce jour là, le général en profita pour embrasser ma belle sœur Fanfan : elle avait 2 ans !) Entre temps, le 15 Août, les Américains débarquent en Provence, et remontent vers le nord. Le 11 septembre ils feront jonction avec les troupes de Normandie. La libération de l’Europe est proche.

     

          C’est pendant la campagne de France qu’en Allemagne, à Berchtesgaden, eut lieu un complot visant à assassiner Adolf Hitler, et ce dans le but de signer un armistice avec les Américains pour avoir les mains libres contre l’armée rouge à l’est. Et le 20 juillet, le Führer échappa de peu à la mort, parce qu’un aide de camp déplaça la sacoche contenant la bombe qui visait Hitler. A quoi ça tient tout de même le destin. La bombe qui se trouvait aux pieds d’Hitler n’aurait dû faire qu’une bouchée du dictateur, mais un aide de camp déplaça la sacoche de l’autre coté du pied de la table à cartes, et l’explosion ne fit que blesser Adolf !!! (Il y eut quelques morts quand même). La répression qui suivit fut terrible, le feldmarschal Erwin Rommel se suicida pour y échapper, il avait trempé dans le complot fomenté par Stauffenberg.

     

          Et puis, finalement, ce qui devait arriver arriva. Inexorablement, les armées alliées à l’ouest et au sud, et l’armée soviétique à l’est, avancèrent avec plus ou moins de réussite, la résistance allemande était âpre, les derniers soldats étant pour la plupart des fanatiques.

     

          Le 11 février la conférence de Yalta réunit Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline, et l’on y décide de ce que sera l’Allemagne et l’Europe après la guerre.

     

          Sur le terrain, courant mars, les alliés franchissent le Rhin. Enfin, le 30 avril, les Russes entrent à Berlin, et ils plantent le drapeau soviétique sur le reichstag. Au même moment, Hitler se donne la mort dans son bunker d’une  balle de révolver. (Le 3ième Reich, dont il avait dit qu’il durerait un millénaire, dura à peine 12 ans !!).

     

          Et le 7 mai, à 02 :41, le Feldmarschal Wilhelm Keitel signait la capitulation de l’Allemagne. Cependant, les combats se poursuivaient à l’est contre les Russes. Il fallut signer un armistice spécial avec les Soviétiques. On renouvela donc la signature le lendemain 8 mai, et cette signature devint l’acte officiel. La signature survint à 23:00 heures .

     

          Mais ce jour là, le monde n’était toujours pas en paix, car là-bas, dans le Pacifique, … l’océan ne portait pas son nom. Depuis la bataille de Midway, les Américains avaient entrepris la reconquête des îles du Pacifique. Et ils les reprirent une à une, jusqu’à  prendre pied sur le territoire japonais sur l’île d’Okinawa. La bataille d’Okinawa qui devait être la dernière avant l’attaque sur les îles principales du Japon se déroula d’avril à juin 1945. A la suite de cette victoire américaine, en haut lieu on décida d’employer les grands moyens pour faire cesser la guerre.

     

          Fin Juillet le Japon rejette l’ultimatum de Potsdam : une reddition sans condition. Le 28 Juillet, la décision est prise par le président Trumann d’employer la bombe atomique, 2 cibles sont choisies : Hiroshima et Nagasaki. Les 2 bombes sont acheminées dans une île du Pacifique dont j’ai oublié le nom. La première, répondant au doux nom de « Little boy » est installée dans le bombardier B-29 du colonel Paul Tibbets. Il a appelé son avion : Enola Gay du prénom de sa mère. … Et …

     

           Et le matin du 6 Août 1945, l’avion s’envole vers Hiroshima, cible prioritaire. En avant du bombardier, il y a un avion léger chargé de survoler la cible pour donner les conditions météos. Ce matin là, le ciel est clair sur Hiroshima. … Et …

     

          La suite vous la connaissez, il y aura une autre cible le 9 Août : Nagasaki, qui elle aussi aura eu la malchance d’avoir un ciel clair.

     

          Finalement la seconde grosse connerie mondiale, s’arrêtera début Septembre, lorsque le Japon capitulera, paraîtrait-il, plus parce que l’URSS lui avait déclaré la guerre et envahi la Mandchourie.

     

     

     

          Cette foutue guerre a finalement cessé, et puis on s’est aperçu des dégâts. Je ne sais pas le bilan de ce merdier, mais … …

     

       Après 14/18, les «hommes» avaient déclaré : « Plus jamais ça ! » Et ils y croyaient ! Cette déclaration, ils l’avaient faite car ils avaient vu, pensaient-ils, le «pire du pire». Jamais ils n’auraient pensé que l’on puisse aller au-delà… Mais … quand, en 1945, les armées alliées entrèrent dans les camps de concentration, elles découvrirent bien pire, l’horreur de l’horreur … !! Il faut croire que l’être humain est capable du bien pire… !

     

          Pendant les évènements planétaires que je vous ai narré, le père Adolf et ses sbires Himmler, Eichmann et autres Mengele etc etc, ont pensé, mis au point, programmé planifié et organisé la disparition de peuples entiers.  … C’est monstrueux !

     

          Alors, quelle leçon, ou plutôt : quelles leçons (au pluriel), cette «humanité» en a-t-elle tiré ? … Euh …, et bien, depuis il n’y a pas eu de guerre mondiale, on n’a pas employé d’autres bombes atomiques, … eueueuh ! … ils ont inventé la guerre froide, c’est moins dangereux que la guerre «chaude», … et euh  … ils ont inventé l’ONU !!! Ouais… ! Mais …

     

      Je persiste à penser que la connerie humaine n’a pas de limites, et donc, un jour on en verra : des « AUSSI PIRES » !!!(Attendez donc que les hommes soient en surpopulation … ! Je plains les générations futures.)

     

       Peut-être faudra-t-il un autre « BIG-BANG », et que tout recommence …

     

     

     

                EPILOGUE

     

          La connerie humaine ne s’est pas arrêtée là, cela a continué, et continue encore.… Mais…    Mais depuis le 19 novembre 1947, jour de ma Con-naissance, et accessoirement jour de fête nationale à Monaco, l’Histoire (avec un grand H), pour moi, c’est devenu de la politique et des souvenirs.

     

       Alors si quelqu’un veut reprendre le flambeau pour raconter la suite de la CON’s STORY…

     

       … Pour moi, c’est FINI !!!!

     

    FIN !

     

    Emil Antic…

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 22 Mai 2016 à 11:10

    J'ai lu passionnément car ceci, je l'ai vécu, du début jusqu'à la fin! Petite au début puis largement consciente ensuite car ma maman, ma soeur et moi ( papa prisonnier en Allemagne) vivions en zone occupée, avec les allemands à côté de nous ( la caserne à 200m) et la peur, la faim etc   étaient notre quotidien. 

    Je ne veux pas en dire plus, cela ranime trop d'horreurs!

    Bises, mon Emil

    Gigi

    2
    Dimanche 22 Mai 2016 à 12:13

    J'ai tout lu depuis le début notre intéressante Histoire, où l'on voit que l'humain - pauvre con - se donne beaucoup plus de mal pour se détruire que pour essayer de vivre heureux...

    Et comme tu dis, c'est pas fini... heureusement, nous on sera plus là quand y aura 12 milliards de gens sur la planète...  pauvres gosses qu'on est en train de faire pour les mettre dans ce merdier...

    Bonne journée, c'est encore possible !

    3
    Dimanche 22 Mai 2016 à 15:00

    j'aime bien cette phrase de Delfeil de Ton qui prouve bien que les hommes s'entretuent pour des choses dans lesquelles il ne croient pas.Un million de morts ce n'est pas rien.....je suis né pendant cette période et avant que les Américains déversent le feu nucléaire sur le Japon....Quelle époque.

    Cher Emil j'en profite pour te souhaiter une bonne fête .Si tu change de blog n'oublie pas de me faire parvenir le lien afin que je puisse m'inscrire à ta newletter.

    Bon dimanche.

    4
    bébéturbulent
    Dimanche 22 Mai 2016 à 16:18

    je pense qu'il n'y aura jamais 15 millions ( ou plus ) d'habitants sur Terre, tout bêtement parce que

    la NATURE, la vraie, reprend toujours ses droits vis à vis des excès de certains malfaisants.

    et maintenant, demande poliment à Ginette et Lucette de venir nous remonter le moral.

    5
    Lundi 23 Mai 2016 à 07:58

    Changer de blog!!! Mais non,non! Tu restes là, Emil, tes amis sont là!!!

    Gigi

    6
    Lundi 23 Mai 2016 à 11:39

    un très grand merci au narrateur de notre histoire de France, je t'ai suivi assiduement sans en louper une page, je dois dire que tu m'as bluffé souvent, ce grand roman a dû te prendre de nombreuses heures de travail et recherches. tu m'as appris beaucoup de choses sur ces guerres, on ne nous les apprenait pas à l'école ni dans nos livres, je t'en suis reconnaissante. Tous ces films que tu cites, je crois que je les ai tous vus, je trouve qu'ils expliquent assez bien les périodes concernées .un peu de mélancholie  parceque c'est terminé. Mais comme ce serait chouette s'il n'y avait plus de guerres et que tous les pays s'entendraient bien! hélas.......on voit bien que ce n'est pas le cas.

    merci en core Emil ( et Tsitsi ).

    qu'entends-je ? tu pars d'eklabog ? fais-nous un signe de ta nouvelle adresse stp, je n'aurais plus ma dose de rire , je m'y étais si bien habituée.

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