• Cons's Story : Chapitre 54 !

    Chapitre 54.

          Je vais commencer ce chapitre par la plus belle connerie de la fin de la guerre dite : « de 14 », le traité de Versailles. Bien qu’étant un traité de paix, il contenait dans ses pages les prémices de la guerre suivante. D’abord, contrairement à ce que j’ai dit precédemment, les Allemands, n’étaient pas présents le 28 juin 1919… , du coup ils ont surnommé ce traité : le diktat. Et puis les clauses n’étaient pas faites pour qu’une réconciliation ait lieu, c’était de la même veine que le traité de 1871, à la différence que cette fois l’Alsace et la Lorraine réintégraient la France, que l’Allemagne n’avait plus droit au service militaire, aux avions et aux blindés, et de plus elle devait démilitariser la Rhénanie. D’autre part elle devait régler la dette de guerre, puisqu’elle était tenue pour responsable d’icelle. 132 milliards de Marks-or, rien que ça. Et puis, cerise sur le gâteau que les allemands n’encaisserons’ pas, création du « couloir de Dantzig » qui séparait le pays de la Prusse orientale. (Dantzig devenait polonaise sous le nom de Gdansk). … !On venait de recréer les mêmes conditions de rancœur qu’en 1871, sauf que la rancune changeait de camp. Les poilus disaient : « les boches vont payer ! » et « ce sera la der des ders ! ». … Hélas, trois fois hélas, dans les tranchées allemandes de 14-18, il y avait un petit caporal nommé …Adolf Hitler ! … (Brrrrrrr ! rien que de l’écrire, ça fait peur). Enfin, tout ça, c’est Clémenceau qui l’obtint afin que, pensait-il, l’Allemagne ne puisse pas redevenir une grande puissance en Europe. … Il avait tort. (Mais ça a failli réussir).
          Donc, l’Allemagne vaincue, humiliée, démembrée, les affronts de 1870 et de l’affaire Dreyfus vengés, on se dit que : « Plus jamais ça ! » et on s’enfonce dans les années folles, les années vingt. C’est la libération de tout un tas de choses, l’avènement du soutien gorge, du Jazz importé des Etats-Unis, du Charleston, du mouvement Dada, (ça c’est de la peinture, pas de l’équitation), etc, etc. C’est l’insouciance, pour oublier la guerre. Et justement en janvier on élit Paul Deschanel, le président rigolo. Mais ça n’est pas de sa faute s’il est rigolo. Il prend ses fonctions en février 1920 à la succession de Raymond Poincaré, celui qui n’est pas rond. Mais Paul, lui, on aurait pu croire qu’il l’était. En effet, il est plus connu pour ses déboires que pour ses actions en tant que président de la république, et ça fera rire, surtout Emil Antic… qui n’a pas beaucoup de respect, tant il y a de c o n s sur terre, mais bon !  Bref, ce pauvre Paul, Deschanel, de son nom, prit un jour le train. Ce fut une erreur, car au nord de Montbrizon, pris d’un malaise, il se pencha par la fenêtre du train et il tomba sur la voie. Heureusement le train ne roulait pas vite en raison de travaux effectués sur la voie. Il se retrouva, dans la nuit, ensanglanté, il marcha jusqu’à ce qu’il rencontre le cheminot Nadeau qui sur sa bonne mine le conduisit jusqu’au garde barrière le plus proche. Ses explications confuses, furent toutefois convaincantes, puisque la femme du garde barrière déclara : « j’ai vu que c’était un homme de qualité : il avait les pieds propres ». On fit venir les services de santé adéquats, et on hospitalisa Popaul. On le pensa fou, mais bientôt on réalisa qu’il avait été victime d’un malaise. On le réintégra à l’Elysée.
          Une autre fois, au château de Rambouillet, il part de bonne heure dans les jardins, rencontre un jardinier, discute avec lui, puis en rentrant vers le château, il entre dans la pièce d’eau jusqu’à la ceinture avant qu’on le sorte de ce mauvais pas. … Bizarre. Mais il semble qu’il ait été victime de crise de somnambulisme. Ça n’a pas empêché ses détracteurs de le descendre en flamme, et les chansonniers s’en donnèrent à cœur joie. Du coup il démissionna en septembre 1920. (Dès sa démission, ou presque, il recouvra la santé. Ce qui fit penser à d’aucun que c’était la charge de président qui lui pesait …).
          Du coup, on passa au vote, et le sort des urnes désigna Alexandre Millerand qui allait être président jusqu’au 12 juin 1924. (Encore un qui ne va pas aller jusqu’au bout de son mandat). Il démissionna après la victoire du cartel des gauches en 1924, toujours de la politique. … je ne m’y retrouve pas ! (des fois, l’histoire c’est chiant !).
          Et le 12 juin 1924, on procéda à une nouvelle élection. La gauche qui avait obligé Millerand à démissionner, pensait faire élire un nommé Painlevé, mais la levure ne prit pas, et la droite se reporta sur Gaston Doumergue qui avait la faveur d’une partie de la gauche. Du coup, Gaston remporta l’élection de juin 1924 et devint président pour 7 ans. (Il les fit, lui, ses 7 ans !). La gauche l’avait eu dans l’os, ça ne serait pas la dernière fois. (lol) La politique, toujours la politique. Gaston et son accent du midi, inaugurèrent  …  et inaugurèrent. Son mandat traversa la crise de 1929 qui secoua le monde, mais en France, je me demande si elle eut autant de répercussions qu’ailleurs. (Je me renseigne et je reviens vous en parler demain.A part ça, le gouvernement de gauche révisa à la baisse les résolutions du traité de Versailles vis-à-vis de l’Allemagne, et  la SDN, une espèce d’ancêtre de l’ONU, et qui avait pour principale mission le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, commençait à avoir du plomb dans l’aile. Et oui, on approche de 1933, déjà en Italie l’extrème droite … et bientôt en Allemagne.  … La montée de la grosse connerie humaine, et probablement pas la dernière … (pauvre de nous !).

    A suivre …

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  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Mai 2016 à 10:23

    L'homme ne retient que difficilement l'histoire du passé. On s'achemine déjà vers la seconde guerre mondiale avec ses atrocités nazies qui vont marquer l'humanité. C'est comme cela, la pais n'est qu'une notion transitoire.....

    Bon week end.

    2
    Samedi 14 Mai 2016 à 11:07

    Le truc qui était plutôt bien à cette époque c'est que les présidents n'hésitaient pas à démissionner quand ça n'allait pas... aujourd'hui ils s'accrochent comme le singe à sa branche...

    Bonne journée

    3
    Samedi 14 Mai 2016 à 18:55

    On approche de 1933, année de ma naissance, Emil, et je suis sûre que je vais détester ce moment! Ne t'étonne donc pas si je suis muette alors!!

    Bises

    Gigi

    4
    Mardi 17 Mai 2016 à 09:14

    hélas, la connerie humaine .........! toujours là !

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