• Cons's Story: Chapitre 49!

    CHAPITRE 49.
          Donc, le 3 décembre 1887, Sadi Carnot est élu à son tour, président de la république. Ça va plus vite que les rois, les présidents, ça ne dure pas toute la vie, ça saute de temps en temps si on n’en est pas content !! Sadi, lui, sera président jusqu’au 25 juin 1894. Du coup, vous constatez, encore un coup, que ce président là n’arrive pas à la fin de son septennat ! Ben non, lui non plus ne finit pas son temps de président, et pour la bonne raison qu’il a été assassiné … ! Dites donc, ça infirme ma théorie selon laquelle un président ça ne dure pas toute la vie, ça ! Parce que, Sadi Carnot, il a été président jusqu’à la fin de ses jours lui !!. Mais alors, on a-t-y entendu la phrase magique : « Le président est mort ! Vive le Président ! ». ?… Nenni, nenni, nenni !! Point du tout ! Cette phrase là était une phrase « monarchique », et maintenant la monarchie est morte, vive la présidence !! Bref, Sadi Carnot fut, comme un de ses illustres prédécesseurs à la tête de la France, Henri 4, poignardé. Mais son assassin, à lui, ne s’appelait pas Ravaillac, mais Sante Caserio, un anarchiste italien. Faut dire que Sadi Carnot avait refusé de gracier un anarchiste, Auguste Vaillant qui avait commis un attentat à la Chambre. (Des députés, évidemment, pas à la chambre à coucher ; il ne s’agissait pas d’un attentat à la pudeur !). Tiens, à cette occasion, j’ai appris qu’il avait été inhumé au Panthéon, à coté de son grand-père, l’illustre révolutionnaire : Lazare Carnot. (Celui-là, n’avait pas rencontré Jésus ! :lol). Et d’ailleurs, Sadi, est le seul président de la république inhumé au Panthéon. (Et oui, même François 2 le Grand n’est pas au Panthéon !).
          Alors, que s’est-il passé sous la présidence de Sadi Carnot ? Outre avoir à faire avec les anars, il dut faire face à des crises qui commencèrent sous sa présidence : le boulangisme, et la crise de Panama.
          Le boulangisme, ou la Boulange, (rien à voir avec les boulangers et le pain), est un mouvement politique qui constitua une menace pour la 3ième république. Son nom est dérivé du nom du général Georges Boulanger, un militaire qui fut ministre des armées. «On», des monarchistes et des bonapartistes, grâce à la notoriété du général tentèrent de renverser les institutions républicaines pour rétablir soit une monarchie, soit un empire, selon que l’on était royaliste ou bonapartiste. Comme vous voyez, c’est simple !! En tout cas, Georges Boulanger refusa de faire un coup d’état, et du coup le boulangisme se dégonfla. (Contrairement à Vahiné ! lol). Ce brave Georges se suicida sur la tombe de sa maîtresse en Belgique. (J’ai résumé, mais le boulangisme, c’est un peu obscur, tellement il y eut de gens qui ourdissaient … !! Des gens de tous bords, de tout poil et de tout parti, bref des opportunistes).
          L’affaire de Panama débuta en 1879, quand Ferdinand de Lesseps voulut creuser un canal entre les océans Atlantique et Pacifique dans l’isthme de Panama. L’idée était bonne, mais la réalisation ne le fut pas. Ferdi, voulait faire un canal comme à Suez, c'est-à-dire creuser de part en part, sans se soucier de la montagne. Autrement dit, il voulait couper la montagne en deux, tel un fromage. Mais la montagne ça n’est pas un fromage et Panama, ça n’est pas l’Europe. Les difficultés s’amoncelèrent, le terrain peu propice, le climat et les maladies qui décimaient les ouvriers, tout cela retarda les travaux et le financement devint bientôt un gouffre que Ferdinand combla en faisant appel aux banques et aux petits épargnants en leur promettant monts et merveilles. Il réussit, même à entraîner Gustave dans son projet de fou ! … Hein ?... Gustave ? Ben oui, Gustave ! Gustave qui ? Comment vous ne connaissez pas Gustave ??? Mais enfin … GUSTAVE ! …Ooooooooh ! GUSTAVE EIFFEL!! Ben oui, Gustave lui même !!
          Bref, quand tout se cassa la gueule, que les travaux ne progressaient pas malgré tout l’argent englouti, et bien Ferdinand fut condamné à de la prison. Même Gustave  fut condamné,  mais lui, il fut blanchi car on reconnut qu’il avait été abusé.
          Le nom de Gustave Eiffel, m’amène à vous rappeler qu’en 1889, eut lieu, à Paris, l’exposition Universelle et coloniale pour fêter le centenaire de la révolution française. A cette occasion, Gustave Eiffel fit ériger une tour de 301 mètres de haut. Lors de sa construction, tout le monde s’accordait à dire  que la construction s’écroulerait après le 2ième étage. On voit aujourd’hui, ce qu’il en est, ce meccano géant de 7000 tonnes défie le temps.
          Donc, ce pauvre Sadi Carnot est assassiné le 25 juin 1894 à Lyon comme je vous l’ai narré plus haut. 2 jours plus tard, le 27 juin, l’assemblée constituante, composée de la chambre des députés et du Sénat, (suivez, bon sang ! On est sous la troisième république ! Et c’est l’assemblée constituante qui élit le président !). Donc le 27 juin, est élu : Jean Casimir Périer. Je n’ai pas le décompte des voix, mais il est élu, et ce, jusqu’au 16 janvier 1895. (C’est fou, non ?) Bon, en fait il n’a pas été élu pour 6 mois, comme tous les autres présidents il devait faire ses 7 ans, mais apparemment il a eu, lui aussi, comme pas mal de ses prédécesseurs, des difficultés pour aller au bout de son mandat. Ça serait-y pas une maladie chez les présidents de la 3ième que de ne pas finir le boulot qu’on leur a confié ??? … ! En tout cas, Jean Casimir Périer démissionna 6 mois après son élection après la démission de son gouvernement, sous le prétexte que les ministres ne le tenaient pas au courant des affaires de l’état. Après sa démission, il fut réélu président de la chambre des députés, et celle-ci, accompagnée du Sénat élit Monsieur Félix Faure comme nouveau président de la république, le 17 janvier 1895. Et devinez quoi ? Et bien il n’alla pas au bout de son mandat, car celui-ci s’acheva le 17 février 1899. (C’est pas croyable ça, c’est de la scoumoune ou bien … ??)

    A suivre …

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  • Commentaires

    1
    bébéturlent
    Lundi 9 Mai 2016 à 11:14

    un président avec un nom de flotte, en France ça pouvait pas tenir longtemps !

    Margaux, Juliénas, Pouilly, ça ça aurait tenu.

    2
    Lundi 9 Mai 2016 à 11:15

    Le Gustave en question, ben Eiffel quoi, il est même venu en Corse et il y a construit un pont énorme entre Vivario et Venaco , dénommé le Vecchio que enjambe le fleuve; et qui a permis la réalisation  du passage du rail.J'avais d'ailleurs consacré un article sur ce sujet.

    Et dire que tout les petits chinois en visite à Paris repartent avec sa tour en miniature.....

    Bonne semaine l'Emil.

    3
    Lundi 9 Mai 2016 à 11:55

    Waouh, un président qui a démissionné ! ça n'existe plus aujourd'hui, ils sont trop bien accrochés au poste et ils en redemandent !

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