• Cons's Story : Chapitre 40!

     

    Chapitre 40.

     

     

     

          Bon ? Me revoilà. Nous avions laissé notre empereur au château de Fickenstein en galante compagnie. Je ne sais pas comment cette histoire se termina, mais il est facile de se dire que Napo se lassa rapidement de la dame, il faisait tout, rapidement. Et puis on ne lui foutait pas la paix, quand ce n’était pas les Autrichiens, c’étaient les Prussiens, et quand ça n’étaient plus les Prussiens, c’étaient les Russes ou les Anglais. Toujours est-il qu’après le traité de Tilsitt, il revit Alexandre 1er de Russie, pour tenter de le convaincre  de s’allier avec lui. Le truc foira, et le nommé Talleyrand, n’y était pas étranger. Le « diable boiteux » que l’empereur avait placé aux affaires étrangères, convainquit le Tsar Alex 1er, (et oui, je l’appelle Alex, mais ça n’est pas à proprement parler un copain), de se méfier de Napoléon, si bien que l’entrevue d’Erfurt fut un fiasco. Quand l’empereur apprit la trahison de Talleyrand, il définit le bonhomme comme : « de la merde dans un bas de soie ! ». (Et oui, quand l’empereur était en colère, il ne surveillait plus son langage.) Tiens, je vais profiter de cet épisode historique pour vous parler un peu de Talleyrand.

     

          Alors voilà. Charles Maurice de Talleyrand Périgord : 1754-1838. Sa famille prétendait descendre de Charles le Chauve, donc, Charles Momo serait de haute lignée. Il était l’aîné de la famille, mais une chute de Cheval lui ayant laissé un pied-bot, la carrière militaire qui lui était promise se changea en une carrière ecclésiastique. Autrement dit, son frère cadet qui aurait du être curé, devint militaire et Charles Momo, (on est intime, Charles et moi), récolta la cure, ce qui n’a rien eu à voir avec un éventuel traitement de son pied. ça ne plut pas du tout au bonhomme, il en garda une grande rancune vis-à-vis de ses parents.(Tout ça, parce qu’il boitait bas à la suite de son accident.). Cette boiterie me rappelle une anecdote : Alors qu’il traversait un jardin, il rencontra une dame de sa connaissance qui était affublée d’un fort strabisme. Celle-ci lui dit : « bonjour Monsieur de Talleyrand, comment allez vous ce matin ? » Charles Maurice lui répondit avec ironie : « Comme vous voyez, madame ! ». Il n’avait pas digéré son infirmité, et cela lui valut son surnom de : «diable boiteux». Diable, car il a été véritablement diabolique, se faufilant comme un serpent entre les différents régimes de la période troublée pendant laquelle il vécut. Il mangea à tous les râteliers, étant tour à tour : Agent général du clergé sous l’ancien régime, député et ambassadeur pendant la révolution, ministre des relations extérieures sous le directoire, ministre des affaires étrangères sous le consulat et le premier empire, ambassadeur et président du conseil des ministres pendant la restauration, et enfin ambassadeur sous la monarchie de Juillet. Accessoirement, il avait été curé, puis évêque d’Autun, mais la vie laïque le tentant beaucoup plus, il se maria. (Mais pas avec une Maria)). Non, il fut contraint, par le premier consul, de quitter ses maîtresses et de prendre épouse. En 1801, il épousa Catherine Noëlle Verlée, avec qui il avait eu une fille qu’il maria à un de ses cousins. (On ne s’embarrassait pas dans ce temps là, la famille, c’était la famille !).

     

          Je peux ajouter que pépère évita la guillotine pendant la révolution, il s’exila en Angleterre puis aux Etats-Unis où on le retrouve « agent immobilier » aux fins fonds  d’un état du middle west !! Et puis pendant toute sa vie il amassa une fortune digne de Richelieu, ce qui lui permit d’acheter le château de Valençay dans l’Indre, (36).

     

          Enfin, je terminerai par cette anecdote que l’on raconte. Au moment de sa mort,  alors que Charles Maurice est sur son lit, le roi Louis Philippe lui rend visite. Talleyrand se plaint de sa jambe et dit à Loulou Phiphi : « Je souffre comme un damné ! ». Le roi lui aurait alors simplement répondu : « Déjà ? ». Et oui, il ne s’était pas fait beaucoup d’amis ! Beaucoup ont pensé qu’il avait trahi à peu près tout le monde, sauf lui même!!!

     

          Allez ? Laissons le traître à son triste sort, surtout que nous revenons en 1808, et qu’il a toujours bon œil, à défaut d’avoir bon pied. (lol).

     

            En 1808, Napoléon a toujours dans l’idée de mettre les Anglais à genoux. (C’est peut-être à ce moment là, que maman Laetitia a commencé à dire : « Pourvou qué ça douououré ! ».). Ben oui, l’empire est à son apogée, les Austro-Prusso-Russes sont calmés, il ne reste plus que les Anglais. Napo décide d’asphyxier le Royaume Uni, et pour cela, il veut faire le blocus continental. Tout se passe bien, sauf au moment de convaincre les Portugais … ! Et autant les Portugais sont gais, autant les Espagnols sont gnols. … ! C'est-à-dire que Napo, pour convaincre les Portugais de faire le blocus, il doit passer à travers l’Espagne. Enfin, c’est un truc comme ça, il veut aller dire aux Portugais : « les Anglais sont nos … et vos ennemis, et il faut faire le blocus avec toute l’Europe ». (C'est-à-dire avec : tout l’Empire !!.) Mais si les Portugais sont gais, ils sont têtus, et ils refusent. Alors Napo envahit l’Espagne, met son frère Joseph sur le trône et entre au Portugal. Mais ça ne se passe pas bien, le terrain n’est pas favorable, et Junot et Massénat n’arrivent pas à vaincre, au contraire la population se révolte et les Portugais aidés de l’infanterie Anglaise, commandée par le duc de Wellington repoussent les troupes françaises. (Déjà, mauvais présage !). L’aigle fait la gueule. C’est à ce moment là que les Autrichiens, encore eux,  attaquent la France. Du coup, l’empereur se fâche tout rouge, et la Grande Armée s’en va s’occuper des Autrichiens, et leur colle une déculottée maison à Wagram, les 5 et 6 juillet 1809. … Et contrairement à ce que j’ai écrit au chapitre précédant, c’est à ce moment là, au cours de la campagne d’Allemagne, que le maréchal Lannes, grand ami de Napoléon périt à la bataille d’Essling, (et non pas à Eylau), le 22 mai 1809. En 1811, les Français sont chassés de la péninsule ibérique. (ça devait arriver, je ne sais pas ce qu’est devenu ce pauvre Joseph, il a du être, pour le moins, détrôné. (Maman Laetitia, a du pleurer !).

     

          En 1812, le tsar Alexandre, poussé par la noblesse russe favorable au Royaume Uni, ne répondit pas aux avances de Napoléon. (Il n’était pas homo ? … Non !). Du coup notre empereur, qui n’était pas homo non plus, décida d’envahir la Russie. C’est ainsi que la Grande Armée, grossie des renforts italiens allemands et même autrichiens, soit environ 600 000 hommes franchit le Niémen et entra en Russie. En face, le maréchal Koutousov pratiqua la politique de la terre brûlée. (pour les ignares en matière de stratégie, je rappelle que la politique militaire de la terre brûlée, consiste à reculer devant l’ennemi tout en détruisant tout, pour que, justement, l’ennemi ne trouve plus rien pour se ravitailler !). Le 12 septembre 1812, la bataille de la Moskova ne donna pas de vainqueur, et les troupes françaises entrèrent dans Moscou. Koutousov attendit que les Français soient installés dans Moscou, et il mit le feu à la ville. Il a pas bricolé le Koutousov, il a réussi ce qui a échoué en 2010 ! … Napo attendit un signe d’Alex qui ne vint pas et décida de faire retraite, mais pas dans une abbaye de cisterciens. Non, ce fut beaucoup plus dur !!!.La retraite de Russie, on s’en souvient. Des 600 000 hommes qui entrèrent en Russie, seulement quelques dizaines de milliers parvinrent à franchir la Bérézina. (Et pas l’abbé Résina qui, lui, inventa le jus de raisin). (Ce jour là, ce fut la bérézina !!). Et encore, sans le courage des pontonniers du général Eblé, qui construisirent un pont sur la Bérézina, (et oui, la Bérézina, c’est une rivière), il y aurait encore moins de survivants de la Grande Armée. (Dernièrement, on a retrouvé les squelettes de soldats de la Grande Armée près de Riga, une des républiques Baltes. Je ne sais pas, ou plus, laquelle, je ne vais pas tout vous dire, faites un petit travail d’historien vous aussi ! …Là je fatigue).

     

          Cette foutue retraite de Russie, fut un véritable calvaire, il faisait froid, très froid, et les Russes attaquaient sans cesse les soldats de l’empereur. D’ailleurs, à ce sujet, ces braves soldats auraient bien eu besoin d’un buste de leur empereur, ça leur aurait procuré un « Bonaparte Manchot » lol ! lol ! lol !

     

         Finalement les débris de la Grande Armée revinrent en France fin 1812, début 1813, et commença la campagne de France qui sonnera le glas  du début de la fin, puisque ça aboutira à l’abdication de Napoléon, plus connue sous le nom des : « Adieux de Fontainebleau ». (Pauvre Maman Laetitia : « ça n’a pas douré ! ».) Hélas !!.

     

     

     

    NDLA :Savez vous qu’un des meilleurs acteurs qui a interprété napoléon 1er fut Pierre Mondy : le célèbre « commissaire Cordier » de la télé. ça vous la coupe, hein ??

     

     

     

    Pour le reste,  ceci est une autre histoire. …

     

    A suivre !

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 29 Avril 2016 à 14:26

    Napoléon est une des grandes figures françaises et je sais qu'en droit il a fait des choses importantes! Mais je n'arrive pas à le trouver sympathique!  Je le regrette car j'aime les autres corses!

    Bise

    Gigi

    2
    Vendredi 29 Avril 2016 à 14:53

    Il en a fait voir de toutes les couleurs aux Anglais, mais ces derniers lui ont réservé un chien de leur chienne !

    Je ne sais pas si l'empereur connaissait Saint Hélène avant d'y débarquer,mais on chante encore dans les ruelles d'Ajaccio la ritournelle célèbre

    Non, non l'empereur n'est pas mort il les fait trembler encore , sur son rocher de Sainte Hélène.!

    Bon week end.

    3
    Vendredi 29 Avril 2016 à 15:01

    qui ne ne souvient pas de la retraite de Russie, même les cancres se délectaient des hommes, des chevaux, des canons mourant dans la glace  ! Pierre Mondy avec sa main dans son gilet avait très fière allure dans le rôle de Napoléon.

    4
    bébéturbulent
    Vendredi 29 Avril 2016 à 15:39

    quand tu dis que Talleyrand bouffait à tous les râteliers, on a du mal à le croire.

    c'est vrai que ça ne se fait plus aujourd'hui, non, non.

    5
    Dimanche 1er Mai 2016 à 11:44

    Impressionnant tout de même tout ce qu'ils arrivaient à faire alors qu'ils avaient pas de bagnoles... Portugal, Autriche, Russie, c'est pas vraiment la porte à côté !

    Bonne journée

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