• Cons's Story : Chapitre 19 !

     

    CHAPITRE 19.

     

     

     

                Alors là, les copains, nous arrivons au dénouement de la guerre de cent ans.

     

          Ce pauvre Charles 6, le « dingo », finit par mourir. Peut-être de sa folie ou peut-être que sa bonne femme, l’Isabeau, finit par lui pomper l’air. Donc on a crié  « Le roi est mort. La Reine : fous l’camp !! …  Vive le roi ». Puis on s’est tourné vers le 11ième fils de Charles 6, (la vieille était prolifique), et on a crié : « Vive Charles 7 !! ». On était en 1422, Charles avait 20 ans, mais on ne pouvait pas le faire sacrer roi à Reims car la ville était occupée par les Anglais !! (Toujours la faute de la vieille Isabeau. La S … . Je vous rappelle qu’elle avait livré le royaume aux Anglais et à leurs alliés les Bourguignons). Donc, on était bien embêté, pour ne pas dire plus !

     

         Heureusement le destin veillait, car, là-bas, en Lorraine, était née (en 1412, une pucelle, et cela va faire basculer le sort de la guerre. (Je rappelle, à ce propos, que le mot pucelle désignait, tout simplement une fille ), un point c’est tout.

     

          Donc, ce 6 janvier 1412, à Domrémy, chez les d’Arc, madame Isabelle (pas Mireille) d’arc met au monde un beau bébé qu’elle prénomme Jeanne. Normal, c’était une fille. (Mais quelle fille !!. ) Evidemment, chez les d’Arc, on ne se doutait de rien. Ils n’étaient pas riches, et lorsque la gamine eut l’âge de rendre service, on l’envoya garder les moutons. Et c’est là  que tout a commencé. D’abord, elle fila la quenouille pour s’occuper. Mais au bout d’un moment elle en eut, sans doute, ras le bol. Alors elle se mit à gamberger, et là fut-ce l’éveil du printemps, ou un coup de chaleur, toujours est-il qu’à partir de l’âge de 13 ans (1425), elle se mit à entendre des voix. « Europe 1 ou R T L ? » … Hein ? Qui a dit ça ? … Mais non bandes de mécréants, tout simplement : Saint-Michel ! (Vous savez, l’Archange). (Vous le saviez peut-être pas). Et qu’est ce qu’il lui dit l’Archange ? Pftttt ! Juste un truc tout bête : « Vas bouter les Anglais hors de France ! ». Et voilà. (Evidemment je résume, toute cette conversation a pris 4 ans). Après plusieurs essais infructueux, en Mars 1429, elle se rend à Chinon où elle reconnaît le dauphin Charles (il n’était toujours pas sacré roi), parmi une foule de gens, et ça, sans connaître icelui. Fort ! Non ? Pour une gamine de 17 ans !!! (Même Majax n’aurait pas réussi ce coup là !)

     

          Bon, entre Jeanne et Charles, on palabre, on palabre. Le parlement vérifie 2 ou 3 trucs sur les assertions de Jeanne, ainsi que sa virginité !! (On se demande comment et pourquoi , d’autant qu’après cet examen elle ne l’était peut-être plus : vierge !!).

     

          Finalement, Charles la nomme chef des armées. (A 17 ans ! Trop fort !!).

     

      A partir de là, et pendant 2 ans, Jeanne ne s’arrêtera plus. Elle n’aura de cesse que de pourchasser ces maudits Anglais, (elle voulait qu’ils réembarquent pour l’Angleterre !), ainsi que leurs alliés Bourguignons. Elle a délivré un grand nombre de villes occupées, et notamment Orléans. Après quoi, elle leur a  foutu la patée  à, …je vous le donne en mille émile, Patay. Foutre la patée aux Anglais à Patay, faut le faire ! Non ? ( je n’invente rien, vous n’aurez qu’à consulter les dates de Jeanne d’Arc que je joins à la fin du chapitre).

     

         Bref, et malgré quelques blessures, elle réussi à galvaniser les armées du dauphin, et ils réussirent à repousser les Anglais. Et finalement, le 17 juillet 1429, le dauphin Charles est sacré roi de France à Reims, la ville ayant été libérée. (Il aurait pu dire : « Reims outragée, Reims martyrisée, mais Reims libérée !!. Mais il ne le fit pas, ratant ainsi une belle phrase historique ! (Quelqu’un d’autre le dira … beaucoup plus tard ). !., mais à propos de Paris).

     

          Et puis ce fut l’ « ingratitude des rois », Charles, devenu 7, délaissa Jeanne, et  dissout l’armée royale. (Déjà un cochon avant un Cauchon !). A partir de ce moment là, plus rien n’alla pour Jeanne, malgré quelques succès, elle finit par être capturée par les Bourguignons. … ( Je l’avais dit que les Bourguignons nous trahiraient  ! Je ne pense pas à Guy Roux !). Finalement, la pauvre Jeanne fut livrée à la garde des Anglais qui la remirent à l’évêque de Beauvais, le dénommé Cauchon, (ça aussi ça ne s’invente pas !), et c’est lui, et son tribunal inquisiteur « à la con », qui la déclarèrent hérétique, (le coup des voix divines), et la condamnèrent au bûcher. (Les salopards !).

     

          Enfin, le 30 mai 1431, sur un bûcher dressé place du marché à Rouen, Jeanne d’arc est morte en Sainte, (à défaut de mourir enceinte). La légende dit que son coeur a été retrouvé intact parmi les cendres !! (Encore pus fort).

     

         Et puis, Charles 7 continua son petit bonhomme de chemin, il fini par battre les Anglais à Forminy et Castillon, ce qui acheva l’œuvre entreprise par Jeanne. Ce couillon de Charles fut, pour cela, surnommé : Charles 7, le victorieux. (Entre nous, il ne le méritait pas tellement.) Mais les hommes politiques sont comme ça, … la trahison ne les étouffe pas. (Dommage !).

     

          Finalement, la justice immanente veillait, puisque Charles mourut connement en 1461, d’une plaie à la jambe qui s’était infectée. (Bien fait ! Na !).

     

     

     

          En marge de ces faits historiques, c’est la période où régnait la dureté pour les condamnés de droit commun. Et vous allez voir comme l’imagination des bourreaux, en conneries de toute sorte, était sans limite !!!

     

          Pour un vol, on vous coupait une oreille. En cas de récidives, on vous coupait, d’abord l’autre, puis une main ou un bras, enfin un multirécidiviste était condamné à la « fosse aux chiens ». ça c’était sympathique. Il y avait une fosse où l’on jetait les animaux morts, on appelait ça la fosse aux chiens. On ligotait le condamné (ou la condamnée), le jetait au fond du trou, et on recouvrait le tout de terre !!!. Il arrivait, que la nuit, des charcutiers viennent déterrer les cadavres « frais » de la journée, qu’ils les lavent et qu’ils en fassent du … pâté !!

     

          Mais, si un de ces charcutiers était pris, il était condamné à être ébouillanté sur la place du marché. Il y avait une grosse marmite toute prête sous laquelle le bourreau avait préparé le feu. On amenait le condamné ligoté, on le mettait dans l’eau, puis le bourreau allumait le feu. C’était joyeux. Il paraît qu’à la fin il ne restait que les yeux qui surnageaient.(D’où l’appellation : les yeux dans le bouillon, dixit Tsitsi, mon épouse bien-aimée !!)

     

          A part cela, il y avait le pilori, ça c’était moins grave : le condamné était coincé dans un carcan, et les passants, particulièrement  les gosses pouvaient lui lancer des pierres. (Si on touchait, on ne gagnait rien. Faut pas déconner avec la justice).

     

       Et puis, si par hasard, le condamné à mort avait l’outrecuidance de mourir avant d’être exécuté, on pendait son cadavre au milieu des autres pendus, au gibet de Montfaucon. !!

     

          Vous voyez, coté conneries, on ne manquait pas d’imagination.

     

     

     

    Ce fut aussi, la période où vécut François Villon. Si je vous retrouve la ballade des pendus, je vous la livrerais.

     

    Dernière minute : Nous apprenons que Agnès Sorel, la maîtresse du roi, est morte empoisonnée !! Un suspect a été arrêté, il est actuellement entendu par les inquisiteurs dans les locaux adéquats. Nous croyons savoir qu’il s’agit d’un dénommé Jacques Cœur. (Ah, voilà où j’avais entendu parler de ce quidam).

     

    A suivre …

     

     

     

    NDLA : Comme promis, pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire, voici des dates puisées sur Internet. … (Et donc, ça vaut ce que ça vaut, Internet n’est pas toujours fiable !!)

     

     

     

       Dates importantes de  Jeanne d'Arc (1412-1431)

     

       La jeune paysanne (1412-1429)

     

    - 6 janvier 1412 : Naissance de Jeanne d'Arc à Domrémy, village des Vosges. Elle est la fille de Jacques Darc et d'Isabelle Romée.

     

    ( Vers 1425 Jeanne entend "ses premières voix". Elle les entendra durant quatre ans, lui ordonnant de se rendre en France pour délivrer le royaume, presque tout occupé par les anglais aidés des Bourguignons.

     

    - Hiver 1428 Jeanne se rend à Vaucouleurs, accompagnée de son oncle Durant  Laxart qui était  dans la confidence quant à ses voix. Elle fait la  connaissance de Robert de Baudricourt, capitaine, et lui demande de  l'emmener rencontrer le dauphin Charles VII. L'entretien est un échec et  Jeanne d'Arc regagne Domrémy.

     

    - mai 1428 Vaucouleurs est envahi par les bourguignons, favorables aux  anglais. Les habitants de Domrémy, proches de cette ville, fuient leur  village, pour le retrouver pillé une fois le siège levé.

     

    - juillet 1428"Ses voix" ordonnent à Jeanne d'Arc de revenir à Vaucouleurs.  Et si Robert de Baudricourt souhaite dans un premier temps la repousser,  il commence à la prendre plus au sérieux.

     

    - Hiver 1428 Robert de Baudricourt dit au dauphin que Jeanne d'Arc vient le  rencontrer. Elle aurait des talents de guérisseuse dont a demandé à  profiter le duc de Lorraine.

     

    - 13 février 1429 Un messager du dauphin demande à Robert de Baudricourt  d'emmener Jeanne d'Arc à Chinon.

     

    Jeanne d'Arc à Chinon (1429)

     

    - 4 mars 1429 Jeanne d'Arc arrive à Sainte Catherine de Fierbois, au sud de  Tours. Elle fait transmettre sa première demande d'entrevue avec le  dauphin.

     

    - 6 mars 1429 Jeanne d'Arc se dirige vers l'Île Bouchard puis se rend à  Chinon.

     

    - 8 mars 1429 Jeanne d'Arc, vétue en homme, est reçue par le dauphin au  château de Chinon. Elle se dirige sans hésiter vers le dauphin alors  qu'elle ne le connaît pas et que ce dernier était mêlé au milieu de  personnes participant à l'assemblée. Le dauphin Charles remet toute sa  confiance et ses décisions à Jeanne d'Arc.

     

    - 14 mars 1429  Jeanne d'Arc et le dauphin Charles quittent Chinon. Elle est  dirigée, à son insu, sur la ville de Poitiers. Elle y subit un examen,  destiné à prouver sa virginité. De plus, le parlement étudie son cas sans  rien trouver de suspect ou en rapport avec un quelconque maléfice.

     

    - fin mars 1429 Jeanne d'Arc est nommée chef des armées par le dauphin  Charles. Souhaitant lui fabriquer une épée, Jeanne dit que celle qu'elle  veut est enterrée dans l'église de Sainte Catherine de Fierbois, derrière  l'autel. Elle est trouvé à l'endroit indiqué. C'est l'épée qu'aurait  abandonné Charles Martel après sa victoire sur les sarrazins.

     

    - 22 mars 1429 Jeanne d'Arc envoie des lettres de sommations aux anglais. 29 avril 1429 Jeanne d'Arc arrive aux portes d'Orléans. Furieuse de ne pas  être conduite face aux anglais, elle entre au soir dans la ville assiégée  depuis plus de six mois, sous les acclamations.

     

    - 30 avril - 3 mai 1429 Jeanne d'Arc attend des renforts de Blois.

     

          D'Orléans à Reims (1429)

     

    - 4 mai 1429 Avec les renforts, les français passent à l'attaque sans  prévenir Jeanne d'Arc. Celle-ci rejoint la bataille, redonne de l'énergie à  ceux qui se découragent et les mène à la victoire.

     

    - 5 mai 1429 Profitant de la trève de l'ascension, Jeanne d'Arc envoie encore  une lettre de sommation aux anglais.

     

    - 6 mai 1429 Jeanne d'Arc prend la bastide Saint Jean le Blanc et celle des  Augustins.

     

    - 7 mai 1429 Blessée lors de l'assaut des Tourelles, Jeanne d'Arc continue de  combattre pour finalement en prendre possession en soirée.

     

    - 8 mai 1429 Les anglais lèvent le siège d'Orléans et se réfugient à Meung sur Loire.

     

    - 9 mai 1429 Jeanne d'Arc se rend à Loches.

     

    - 12 juin 1429 Jeanne d'Arc blessée à la bataille de Jargeau, est maître de la place le soir venu.

     

    - 14 juin 1429 Jeanne d'Arc reprend Meung-sur-Loire.

     

    - 18 juin 1429 L'armée française est victorieuse à Patay, ne comptant qu'une  dizaine de victimes alors que les anglais et les bourguignons en comptent  deux mille. Jeanne d'Arc retrouve le dauphin à Gien.

     

    - 29 juin 1429 Jeanne d'Arc prend Auxerre.

     

    - 4 juillet 1429 Les habitants de Troyes se soumettent à Jeanne d'Arc.

     

    - 14 juillet 1429 Chalons capitule.

     

    Du sacre de Charles VII aux premiers échecs (1429-1430)

     

    - 17 juillet 1429 Le dauphin et sa troupe entre dans Reims sous les  acclamations. Le dauphin Charles est sacré et devient Charles VII. Jeanne  d'Arc demande à Philippe le Bon de se réconcilier avec Charles VII.

     

    - 15 août 1429 Jeanne est à Compiègne. Il y a une période d'inactivité due à  plusieurs trèves. Charles VII ne pense plus guère au conflit et se détache  de Jeanne d'Arc.

     

    - 31 août 1429 Le roi exempte d'impôts les villages de Domrémy et Gueux,  origines de Jeanne d'Arc.

     

    - 8 septembre 1429 Jeanne d'Arc est blessée lors de l'attaque de la porte  Saint-Honoré à Paris.

     

    - 21 septembre 1429 Charles VII dissout l'armée royale et retourne à  Meung-sur-Loire.

     

    - novembre-décembre 1429 Jeanne d'Arc rencontre le succès à  Saint-Pierre-le-Moutier mais échoue à La Charité-sur-Loire.

     

    - avril 1430 Jeanne d'Arc, après quelques mois loin des champs de bataille,  repart au combat à Lagny. A Melun, "ses voix" lui disent qu'elle se fera  prendre avant la Saint-Jean.

     

    - 14 mai 1430 Jeanne d'Arc est devant Compiègne, assiégée par les  bourguignons.

     

    - 22-23 mai 1430 Jeanne d'Arc est capturée par Lionel de Vendôme qui est avec  les bourguignons. Elle est ensuite remise à Jean de Luxembourg-Ligny.

     

    - 26 mai 1430 Emprisonnée près de Noyon, Jeanne d'Arc tente en vain de  s'échapper. L'Université, pour l'Inquisition de France, demande à ce que  Jeanne d'Arc lui soit remise.

     

    - juin 1430 Transférée au château de Beaurevoir, Jeanne tente une seconde  fois de s'évader, mais en vain.

     

    Du procès à l'exécution (1430 -1431)

     

    - 6 décembre 1430 Les anglais payent une rançon à Jean de Luxembourg-ligny et  ont la garde de Jeanne d'Arc. Elle part pour Rouen. Elle est prisonnière  au château de Bouvreuil.

     

    - 3 janvier 1431 Jeanne d'Arc est remise à l'évêque de Beauvais, Pierre  Cauchon.

     

    - 9 janvier 1431 Des enquêtes sont entreprises, même sur place à Domrémy.

     

    - mi-janvier 1431 Jeanne d'Arc est soumise à un test de virginité.

     

    - 26 mars 1431 Début du procès "ordinaire", qui dure jusqu'au 24 mai.

     

    - 27 mars 1431Lecture de l'acte d'accusation dont les soixante-dix articles  sont issus des réponses de Jeanne d'Arc.

     

    - mi-avril 1431 Jeanne malade, accuse Pierre Cauchon de lui avoir donné de la  nourriture avariée.

     

    - 18 avril 1431 L'évêque Cauchon propose à Jeanne de se faire conseiller pour  sa défense.

     

    - 9 mai 1431 Jeanne est emmenée au château de Rouen où on lui fait voir des  instruments de torture pour lui faire peur.

     

    - 12 mai 1431 Le tribunal ne souhaite pas torturer Jeanne d'Arc.

     

    - 13 mai 1431 Le comte de Warwyck informe Pierre Cauchon et Jean de Luxembourg qu'il souhaite en finir au plus vite avec Jeanne d'Arc.

     

    - 19 mai 1431 Certains assesseurs souhaitent que l'interrogatoire de Jeanne  d'Arc soit plus poussé. Mais elle ne déclare rien de nouveau.

     

    - 24 mai 1431 Une séance publique a lieu au cimetière Saint-Ouen où le  tribunal exhorte encore Jeanne. Voyant que son exécution est prête, elle  en appelle au Pape. Cauchon lisant la sentence, elle abjure. Sa peine est  commuée en prison à vie. On lui promet de l'enfermer dans une prison de  l'Église, pour pouvoir assister aux messes.

     

    - 25 mai 1431 Jeanne d'Arc est remise en prison et on lui demande de quitter  son habit d'homme.

     

    - 28-29 mai 1431 Un nouveau procès de relapse (se dit d'un chrétien qui  retombe dans l'hérésie). En effet le fait de revenir sur son abjuration en  fait à nouveau une hérétique.

     

    - 29 mai 1431 Jeanne d'Arc est confiée au bras séculier pour être brûlée  vive..

     

    - 30 mai 1431 Au petit matin, des dominicains viennent dire à Jeanne d'Arc ce  qui l'attend. A neuf heures, elle est conduite place du vieux marché, à  Rouen, où est déjà prêt le bûcher. Son dernier cri est : "Jésus".

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 8 Avril 2016 à 07:12

    Très poussées tes recherches, comme quoi on peut faire de l'humour sans dire que des conneries

    Amicalement

    Claude

    2
    Vendredi 8 Avril 2016 à 08:46

    Ah Jeanne d'Arc, je l'aime et je n'ai jamais voulu croire ceux qui mettaient en doute sa vie toute entière!

    La balade la voilà

    Frères humains, qui après nous vivez,

    N'ayez les coeurs contre nous endurcis,

    Car, si pitié de nous pauvres avez,

    Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

    Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

    Quant à la chair, que trop avons nourrie,

    Elle est piéça dévorée et pourrie,

    Et nous, les os, devenons cendre et poudre. 

    De notre mal personne ne s'en rie ;

    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

     

    Se frères vous clamons, pas n'en devez

    Avoir dédain, quoique fûmes occis

    Par justice. Toutefois, vous savez

    Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.

    Excusez-nous, puisque sommes transis,

    Envers le fils de la Vierge Marie,

    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

    Nous préservant de l'infernale foudre.

    Nous sommes morts, âme ne nous harie,

    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

     

    La pluie nous a débués et lavés,

    Et le soleil desséchés et noircis.

    Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

    Et arraché la barbe et les sourcils.

    Jamais nul temps nous ne sommes assis

    Puis çà, puis là, comme le vent varie,

    A son plaisir sans cesser nous charrie,

    Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre. 

    Ne soyez donc de notre confrérie ;

    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

     

    Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

    Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :

    A lui n'ayons que faire ne que soudre.

    Hommes, ici n'a point de moquerie ;

     

    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

     

    Grosses bises

    Gigi

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    3
    Vendredi 8 Avril 2016 à 09:34

    Jeanne la Pucelle ! On en a dit sur elle la pauvre. Et quand on lit la litanie des procédures et des contre procédures relatés dans ton brillant article ,on a bien compris que c'était une monnaie d'échange incomparable.les Anglais payent une grosse rançon, avaient 'ls déjà des comptes offshores l'histoire ne le dit pas, mais en tant que Corse j'ai toujours une petite dent contre les Anglais, même si l'autre jours l'ambassadeur de Saint Hélène était en Corse, pour rendre hommage à Napoléon..... L'histoire est toujours compliquée...

    Bon week end.

    4
    Vendredi 8 Avril 2016 à 12:09

    tu n'es pas tendre sur  cet article et nous narres des supplices affreux ( bien que l'on les connaissent et que certains fous aujourd'hui s'en  inspirent encore !).TsiTsi se me au diapason de son Emil? je vais hésiter à manger du pot-au-feu money.

    ouf! j'ai eu peur que tu ne nous demandes d'apprendre par coeur toutes ces dates !    tu es + fort que le petit-larrousse, je retiens davantage tes " cons'stories " que les siennes.

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