• Cons's Story : Chapitre 10 !

    Chapitre 10.

          La chute de l’empire romain est suivi d’une période, disons, trouble. Tellement trouble, que je ne sais pas exactement ce qui s’y passe. C’est le moment des invasions barbares : Goths, Wisigoths, Ostrogoths tous ces guignols envahissent notre beau pays de Gaule. Tout ça nous a fait marrer, mais un jour, venus de l’est, de pays très lointains, vinrent les Huns. (Sans les autres). Ils arrivaient d’on ne sait où, une contrée reculée de l’Asie, la Mongolie, ou alors une connerie comme ça. C’étaient des fous, des tartares, (les pères des steaks du même nom), conduits par un dingue nommé Attila. Cet Attila était précédé d’une réputation de désherbant, on disait : « où Attila passe, l’herbe trépasse ! ». D’ailleurs, il suffit de regarder l’A4, la route qui vient de l’est, (Metz, Nancy), pour constater qu’il n’y pousse pas un seul brin d’herbe !!!. A4 est l’abréviation de Attila 4. C’est une preuve ça, non !!.
          Bref, ces individus patibulaires, (mais presque), arrivèrent aux environs de Paris, non plutôt Lutèce, et là, que croyez vous qu’il se passa ? Hein ? Je vous le donne Emil, (pas Antic), et bien il ne se passa rien … !!. Et pourquoi ces farouches guerriers ne désherbèrent-ils pas la bonne ville de Lutèce ? Tout simplement à cause d’une bonne femme nommée Geneviève. Sainte Geneviève, comme on allait l’appeler dorénavant, arrêta les Huns devant Lutèce. (A moins que ce ne soit déjà Paris). Comment fît-elle ? Ma mémoire est incertaine. (comme il est dit dans une chanson de Mort Schumann : un été de porcelaine). … Je ne sais pas. Mais regardez dans le dictionnaire. Peut-être qu’elle avait tout bêtement écarté les bras.
          Bref, (comme le dira plus tard Pépin), les Huns s’installèrent un certain temps en Gaule. Je crois que c’est Clovis, le gentil roi des Francs qui les fit déguerpir dans les années 400. (Enfin par là environ. Non pas par ici, mais par là).
          Nous voici donc arrivés aux Francs, ces guerriers courageux, chauvins, braillards (etc … etc …qui allaient donner son nom au beau pays de France. Ces cavaliers armés de la francisque, hache à double tranchant) étaient commandés par un roi nommé Clovis, époux de Clotilde elle-même devenue chrétienne sous l’influence de Saint Rémy un évêque copain de Sainte Geneviève … ! (vous suivez ?). La boucle est bouclée. Et bien figurez vous que Clotilde réussit à décider son Clovis de mari à se faire baptiser. Ce fut Saint Rémy, l’évêque de Reims, qui officia. Dans la foulée, on sacra Clovis roi de France à Reims, et cela allait devenir une habitude des rois de France.
           A propos, c’est à Clovis que l’on doit l’histoire du vase de Soissons. (Pas l’ancien ministre, mais la ville). Cela se passait du temps où Clovis n’était encore qu’un chef de tribu. Un jour qu’avec ses troupes, il avait attaqué et pillé la ville de Soissons, au moment du partage du butin, il eut un différent avec un de ses sbires à propos d’un vase. Le sbire en question, (l’Histoire n’a pas retenu son nom), avait jeté son dévolu sur un joli vase convoité par Clovis. Celui-ci fit valoir son rang de chef, mais l’autre ne l’entendit pas de cette oreille, et plutôt que de voir le vase lui échapper, il abattit sa francisque sur le col … du vase, le brisant du même coup en mille et un morceaux. Clovis rabattit sa colère, car il n’était pas de mise de convoiter la part des autres, fussent-ils de simples sbires. Donc devant la troupe, Clovis ferma sa gueule. Mais il n’oublia pas l’affront. Si bien que quelques années plus tard, alors qu’il était devenu roi, un jour qu’il passait en revue ses troupes, il reconnut le « sbire » en question. Et, alors qu’il passait près d’icelui, il lui asséna un coup de francisque sur la tronche en disant ces mots restés célèbres : «  Souviens toi du vase de Soissons ! ».
          Et puis un jour, Clovis mourut, ses fils Childéric, Chilpéric, Clotaire, C … « je ne sais quoi encore », et consort se partagèrent le royaume paternel. Les uns, (pas ceux d’Attila), ayant eu une part plus grande que les autres, ces-derniers devinrent jaloux, et la guerre éclata. Eternel recommencement !! …

    NB : Si vous voulez plus de précisions et en même temps, passer un bon moment, je vous conseille une saine lecture sur le sujet : «Le Dieu de Clothilde» … de François Cavanna.
          Et puis aussi un film : «Les Tartares», un film des années 50 ou 60, de je ne sais plus qui, mais un film hollywoodien sur les Huns, (sans les autres), mais dans lequel, on voit passer en gros plan, un cavalier Tartare avec au poignet … je vous le donne en mille Emil, … un magnifique bracelet montre !!! (Peut-être une Rollex !).
    A suivre …

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  • Commentaires

    1
    Mardi 29 Mars 2016 à 14:06

    L'histoire est faite de détails aussi ( comme dirait Lepen ) et oublier de sortir son gros chrono dans une scène de film sur les Huns c'est se moquer des autres.....

    Bonne soirée l'Emil.

    2
    Mardi 29 Mars 2016 à 16:22

    c'est un sacré raconteur aussi Cavana, c'est leste mais il fait bien rire. je crois qu'il est (était ) le père de Michelle Bernier, une super rigolotte que j'adore. j'ai pas dû voir " les tartares ", la scène ne me dit rien.

    super suite emil, au suivant. ça doit t'occuper ce boulot quand même, faut le faire, chapeau!

    3
    Mercredi 30 Mars 2016 à 10:24

    Courageux chauvins, braillards!!! Tu crois qu'ils ont changé, les successeurs? Ben non! Et courageux, pas tous, pas beaucoup!

    Bref, j'aime l'histoire, revisitée par mon ami Emil, elle prend une autre allure, bien sûr, mais je l'aime encore mieux comme ça!

    Bises ami Emil

    Gigi

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